Taiwan opte pour une autorisation du glyphosate

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Monsanto (Source internet)

Quel que que soit le pays, le glyphosate est un sujet préoccupant. Les études sur cet herbicide divergent jusqu’à présent. En 2015 déjà, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a classé le glyphosate comme « cancérigène probable » alors que de son côté l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a estimé qu’il était « improbable que le glyphosate fasse courir aux humains un danger cancérogène ». Le sénateur UDI Pierre Médevielle a même indiqué récemment que « le glyphosate est moins cancérogène que la charcuterie ou la viande rouge, qui ne sont pas interdites. » Alors qu’à l’échelle internationale, Monsanto détenu par le groupe Bayer est déjà condamné à trois reprises à verser des indemnités d’un montant pharaonique à des personnes souffrant des maladies qui seraient en lien avec l’utilisation des produits à base du glyphosate.

Certains expliquent cette divergence de position par une approche différente d’études. L’OMS tient uniquement compte des études académiques tandis que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) prend également en considération les bilans des industriels pas toujours publics. Les deux organismes sont parfois sujettes aux critiques pour les sources d’études qu’ils utilisent. Ce même scénario se produit également à Taiwan.