Journée mondiale des réfugiés : les associations taiwanaises déplorent le blocage de la loi sur les réfugiés 

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Manifestation #LetThemStay de 2016 à Melbourne pour demander l'accueil en Australie des réfugiés du centre de détention de Nauru (Image : Flickr - Takver)

A l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés (20 juin), le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a rappelé aujourd’hui que le nombre total de personnes déplacées s’élevait à 70,8 millions dans le monde fin 2018. Ces chiffres sont un record historique, et représentent un peu plus que la population française.

L’Association taiwanaise pour les droits de l’homme (TAHR), l’association Covenants Watch, le Réseau des droits de l’homme pour le Tibet et Taiwan ainsi que la Taiwan Tongzhi Hotline Association pour le droit des personnes LBGT se sont réunies aujourd’hui pour demander l’adoption de la loi sur les réfugiés.

La secrétaire général de la TAHR Chiu Eeling (邱伊翎) a rappelé que le brouillon de cette loi a été présenté au Yuan législatif pour la première fois en 2005, avant d’être listé comme « proposition de loi prioritaire » par le KMT. Toutefois, après le passage du texte en première lecture en 2016, la loi n’a toujours pas fait l’objet d’un vote en deuxième et en troisième lecture.

« Récemment, le projet de loi d’extradition à Hong Kong crée agitation et colère. Tout le monde craint que cela n’aille de mal en pis, au point que des Hongkongais viennent demander l’asile. Même si la loi n’a pas été adoptée, Taiwan est confronté chaque année à des cas individuels de demande d’asile de Chinois, de Hongkongais, de Tibétains, de Syriens, d’Ougandais ou encore de Turcs. Et parce qu’il n’y a pas de processus clair de demande d’asile, il est déjà arrivé que certains soient directement rapatriés. »

La secrétaire général d’Amnesty International Taiwan Annie Huang (黃尚卿) a quant à elle déclaré que tous les pays, et à plus forte raison les pays jouissant d’une économie stable comme Taiwan, partagent un devoir de responsabilité envers les réfugiés.