Les travailleurs étrangers doivent être traités sur un pied d’égalité

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Une réunion a été tenue aujourd’hui par des membres de la fédération nationale de l’industrie et du gouvernement. Puisque ni la ministre du travail ni le président de la fédération n’étaient présents, c’est le vice-ministre du travail Lin San-kui [林三貴] et le président adjoint de l’organisation Lin Ming-ju [林明儒] qui les ont remplacés. Au cours de la réunion, le patronat a soulevé 35 sujets de discussion, dont les deux tiers étaient liés à la réforme des congés. Cependant, Lin San-kui a fait part que pour ce qui était de cette réforme, il n’était pas en mesure d’apporter une réponse immédiate puisque cela concerne la législation. L’un des autres éléments qui a marqué cette réunion concerne l’emploi des travailleurs étrangers pour lesquels le patronat souhaite un système de gestion et de rémunération distinct de celui des Taïwanais.

 

Néanmoins, le vice-ministre du travail a averti que les grandes marques internationales sont très préoccupées par les traitements discriminatoires et ne souhaitent pas mettre leurs investissements colossaux en péril en collaborant avec des fabricants pratiquant cette discrimination. Il a invité les entrepreneurs à ne pas négliger ce point. Huang Weichen, un membre du ministère du travail, a de son côté souligné la nécessité de traiter les ressortissants étrangers et les ressortissants nationaux sur un pied d’égalité, puisque ces derniers aussi peuvent se rendre à l’étranger pour travailler. Il a indiqué que contrairement à ce que prétendent de nombreuses entreprises, une étude du ministère du travail sur 134 pays a révélé que très peu sont ceux à avoir adopter un système de rémunération distinct pour les travailleurs étrangers.