Les deux rives dans l’impasse concernant le dossier de Lee Ming-che

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Lee Ming-che (李明哲), un ancien employé du Parti démocrate progressiste et un travailleur des ONG en matière des droits de l’homme, a été arrêté en Chine le 19 mars dernier. Depuis, la Chine n’a donné aucune information concernant Lee Ming-che, ni son lieu de détention ni ses conditions physiques. Cette arrestation survenue au moment où les échanges interdétroit sont quasiment gelés a rendu le dossier particulièrement complexe. Même le ministère de la justice qui tente de contacter les autorités policières chinoises via la coopération interdétroit dans la lutte contre la criminalité n’obtient aucune réponse constructive.

Le vice ministre de la justice Chen Ming-tang (陳明堂) a répondu aux questions des députés aujourd’hui en précisant que dans la réponse de la Chine datant du 1er avril, aucune information n’est donnée quant à la situation de Lee Ming-che. Par conséquent, son ministère a envoyé un autre courrier le 3 avril et attend toujours de nouvelles réponses. L’épouse de Lee Ming-che, Lee Ching-yu (李淨瑜) a décidé de se rendre à Pékin le 10 avril prochain en espérant obtenir plus d’informations sur les conditions de son époux. A ce sujet, le ministère de la justice a indiqué qu’il lui est impossible de prédire le sort de cette démarche de Lee Ching-yu, ni si elle sera acceptée sur le territoire chinois. En tout cas, la SEF, l’association semi-officielle taiwanaise en charge des échanges interdétroit, est désignée pour apporter les aides nécessaires à Lee Ching-yu.