Taiwan répond à l’appel de l’UNESCO à valoriser les mémoires

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Archives (image : ministère de la culture)

L’UNESCO a lancé en 1992 le Programme Mémoire du Monde, invitant les régions, les pays et toute la planète à conserver leurs archives, à les protéger et les partager avec les autres. Le ministère taiwanais de la culture a répondu à cet appel.

L’an dernier, il a lancé une campagne pour collecter des documents. Parmi les 28 catégories de documents proposés, 9 ont été adoptées pour constituer le Répertoire national de mémoire mondial 2018. Parmi les 9 catégories figurent celle relative à l’esclavage sexuel dans l’armée japonaise durant la seconde guerre mondiale, celle regroupant les films de propagande éducative de la dernière période de la colonisation japonaise ainsi qu’une autre concernant l’histoire de l’évangélisation des presbytériens dans le sud de Taiwan. Bien entendu, il y a aussi une catégorie consacrée à la répression sanglante déclenchée le 28 février 1947.

Tsai Mei-li, directrice du bureau de documents du ministère a précisé : « Le Programme Mémoire Mondial de l’UNESCO porte depuis quelques années une plus grande attention sur les mémoires négatives en avançant qu’il est nécessaire de conserver aussi les souvenirs négatifs. C’est pourquoi nous avons prévu une place pour les violations des droits de l’Homme par le régime autoritaire suite à l’incident du 28 février. Quant à l’esclavage sexuel, il s’agit d’une violence menée sur le peuple par la machine Etatique déformée par la guerre. C’est la raison pour laquelle nous avons retenu ces deux catégories. »

Ce n’est qu’un début. Le ministère souhaite que davantage de documents lui soient présentés dans les années à venir.