La nouvelle station de métro

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Image Fabien Seguin

En attendant la nouvelle station, nous vivons derrière des baches et dans le vacarme perpétuel des foreuses et des pelleteuses. Nos fenêtres ont disparu. L’oiseau, sur le balcon, a arrêté de chanter. Il ne s’entendait plus de toute façon. Ses plumes et les feuilles des plantes en pot ont disparu sous une fine pellicule de poussière grise, comme si un volcan avait volé en éclats à proximité. Nous vivons aveugles, comme sous tente, et toute sieste est devenue impossible.