La question des esclaves sexuelles taiwanaises de l’armée japonaise n’est toujours pas réglée

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Manifestation à Taipei pour défendre les femmes de réconfort (Source image:RTI)

En ce 14 août, journée internationale de commémoration des femmes de réconfort, la Taipei Women’s Rescue Foundation a mené un sit-in devant la représentation japonaise en vue de réclamer des excuses officielles du Japon et des indemnisations. Fan Chin (范情), directrice exécutive de la fondation, a exprimé de nouveau les réclamations : « Le gouvernement japonais doit reconnaître la mise en place de son système de femmes de réconfort et le fait d’avoir forcé des femmes à devenir des esclaves militaires. Au nom du gouvernement japonais, le premier minisrte japonais devrait présenter des excuses officielles aux femmes de réconfort japonaises mais aussi de toutes nationalités. Le gouvernement japonais doit proposer des indemnisations financières et morales immédiates dont la valeur et la forme doivent respecter les principes d’humanité et de justice. Le gouvernement japonais doit mener une réflexion profonde sur ses responsabilités dans la guerre pour éviter la même erreur. Ce fait historique doit être inscrit dans les manuels scolaires pour qu’une même erreur ne se rèproduise jamais. »

La fondation qui a initié le recensement des femmes de réconfort taiwanaises en 1992 avait recensé 59 esclaves sexuelles. 26 ans après, 57 victimes sont déjà décédées tandis que les excuses du Japon n’ont toujours pas été formulées.