Opposition à la nouvelle restriction envisagée pour l’importation de déchets plastiques

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Déchets plastiques (source image : Pixabay)

La Chine interdit l’importation de plusieurs catégories de déchets depuis janvier dernier, ce qui a provoqué une augmentation brutale de l’importation de déchets recyclables à Taiwan. Ceux qui collectent des déchets recyclables locaux se plaignent de la baisse de leurs revenus et les groupes écologistes avertissent sur les éventuelles atteintes à l’environnement.

En réponse à ces contestations, le gouvernement a annoncé de nouvelles restrictions selon lesquelles seules les entreprises spécialisées dans le recyclage auront le droit d’importer des déchets. Pour ce qui est des déchets plastiques, seuls les objets qui ne comportent que ce type de matériaux seront autorisés à la douane.

Cette restriction a provoqué l’objection vive des entreprises de recyclage selon lesquelles 70% des déchets qu’elles achètent habituellement seront alors rejetés. A l’heure actuelle, Taiwan importe environ un million de tonnes de déchets plastiques par an pour être utilisés dans la production des objets comme, entre autres, des coques de protection pour téléphone portable, des hélices de ventilateurs ou encore des boîtiers de lunettes. Beaucoup de ces déchets plastiques comportent encore des colorants ou de petites composantes en métal à retirer.

En ce qui concerne l’importation de déchets en papier, l’augmentation est considérable. Ne serait-ce que pour le premier semestre de cette année, plus de 77 000 tonnes de vieux journaux et magazines sont entrés à Taiwan alors que l’importation totale pour l’ensemble de l’année 2017 ne se situait qu’à 33 000 tonnes. Avec la nouvelle mesure, les producteurs de papier recyclé ne pourront importer que du papier kraft, du papier désencré et du carton ondulé. Ils se plaignent de la diminution importante de vieux journaux dans le pays à cause du déclin de la presse.

Les exploitants ont été invités à s’exprimer dernièrement lors d’une audition publique organisée par la direction de l’environnement. Pour que la nouvelle mesure puisse entrer en vigueur début octobre, une révision du règlement devra être votée au plus tard à la fin de ce mois de septembre.