Le gouvernement taiwanais fait bonne figure suite à l’accord Chine-Vatican sur la nomination des évêques

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Saint-Pierre de Rome. Image Wikimedia commons

En réaction à l’accord Chine-Vatican sur la nomination des évêques en Chine, le porte-parole présidentiel taiwanais Alex Huang Chung-yen (黃重諺) a déclaré que l’accord était une bonne chose du point de vue des droits de l’Homme s’il permettait aux citoyens chinois de jouir d’une plus grande liberté religieuse.

Il a ajouté que la diplomatie n’était pas un « jeu à somme nulle », et que Taiwan continuera d’être, pour le Vatican, un partenaire indispensable dans la promotion des valeurs de paix, de charité et de liberté. Cette réaction intervient dans un contexte où la communauté internationale s’interroge sur la pérennité des relations diplomatiques entre Taiwan et le Vatican. En effet, le récent accord de nomination des évêques laisse craindre pour Taiwan une possible rupture imminente de ces dernières. D’où l’insistance du gouvernement taiwanais sur l’importance de maintenir des relations stables et pérennes entre Taiwan et le Vatican.

Huang Chung-yen a donc pris le parti d’insister sur l’aspect religieux de l’accord et d’en écarter toute dimension politique affirmant que « d’un point de vue des droits humains universels, si les citoyens chinois peuvent bénéficier de plus de liberté religieuse grâce aux efforts du Vatican et recevoir plus d’amour de Dieu et se rapprocher de Dieu grâce à cet accord, alors, de ce point de vue, cet accord est une bénédiction. »

Quant à la décision éventuelle de Tsai Ing-wen (蔡英文) d’envoyer le vice-président Chen Chien-jen (陳建仁) de confession catholique au Vatican pour assister à une cérémonie de canonisation de Paul VI le 14 octobre prochain, Alex Huang a déclaré que la personnalité qui dirigera la délégation taiwanaise sera confirmée au moment où l’itinéraire et les arrangements seront définis, et qu’il n’y avait donc pas lieu de spéculer sur le sujet.