Des universités taiwanaises auraient fait travailler illégalement des étudiants d’Asie du Sud-Est

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Ko Chih-en (image CNA)

Depuis l’année dernière, le ministère de l’Éducation encourage les universités techniques à ouvrir des classes professionnelles spéciales pour les étudiants des pays visés par la nouvelle politique vers le sud. Les universités en question ne peuvent rechercher des étudiants en recourant à des intermédiaires et les étudiants ne peuvent travailler à temps partiel que 20 heures par semaine au maximum.

La législatrice du Kuomintang, Ko Chih-en (柯志恩), a attiré l’attention de la commission pour l’éducation et la culture du parlement hier jeudi sur le cas de l’Université de KangNing et son recrutement illégal d’étudiants du Sri Lanka, qui travaillaient plus d’heures que ce qui est légalement autorisé. Bien que ces élèves ne soient pas arrivés dans le cadre des classes spécifiques de la nouvelle politique vers le sud, des cas similaires se sont produits dans plusieurs autres universités.

Ko Chih-en a montré un article d’un journal indonésien qui affirme que 4 universités taiwanaises collaboreraient avec des agences intermédiaires. Les étudiants sont informés qu’ils peuvent non seulement obtenir un certificat académique, mais qu’ils peuvent également gagner jusqu’à 20 000 dollars NT (soit environ 537 euros) par mois avec la nourriture et le logement fournis. La législatrice a demandé au ministère de l’Éducation d’enquêter sur ces éventuelles illégalités.

Ko enverra sous peu tous les éléments de preuve et documents en sa possession concernant 6 universités techniques au ministère de l’Éducation. Le ministre de l’éducation par intérim, Yao Leeh-ter (姚立德), a déclaré qu’il mènerait une enquête approfondie sur la question.