Après le nouvel an lunaire, possible nouvelle vague de démissions

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yes123 annonce les résultats de son enquête sur les intentions des salariés après le Nouvel An lunaire (image : yes123)

Du fait que la quasi totalité des entreprises taiwanaises appliquent le calendrier lunaire pour la distribution de primes de fin d’année, ceux qui souhaitent changer d’emploi se voient obligés de patienter jusqu’au début de la nouvelle année lunaire pour démissionner. Ainsi, on peut s’attendre à une nouvelle vague de changement d’emploi après les congés du Nouvel An.

Yes123, un site internet spécialisé dans la gestion de ressources humaines, a mené une enquête sur les intentions des salariés. Selon cette enquête, 91% des salariés envisagent de changer de patron, soit le plus haut niveau depuis dix ans. Pour cause, la plupart des sondés ont cité, dans l’ordre : salaire trop bas, avantages insuffisants et aucun espoir de promotion. En moyenne, ils souhaitent que le prochain emploi leur permette une augmentation salariale supérieure à 11%.

Invités à indiquer leur futur employeur favori, la plupart ont désigné la société taiwanaise des trains à grande vitesse dans la catégorie des entreprises traditionnelles, Cathay Financial Holding pour les filiales financières et Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) pour le secteur de la haute technologie. Cette dernière reste le grand favori du secteur depuis cinq ans.

En outre,  le sondage indique une tendance particulièrement préoccupante : parmi ceux qui souhaitent changer d’emploi après le Nouvel An, 85% n’écartent pas la possibilité de tenter leur chance à l’étranger. Leurs pays préférés sont notamment les Etats-Unis, le Japon et les pays membres de l’ASEAN.

Yang Tsung-bin (楊宗斌), porte-parole du site yes123 a indiqué : « Si l’exode de talents se poursuit, elle pourrait menacer la stabilité de la nation. L’éventuelle pénurie de ressources humaines pourrait affaiblir la compétitivité du pays de manière globale. Il est impératif de résoudre le problème des salaires, la pauvreté de la jeunesse, le chômage chez les jeunes ainsi que des cursus qui ne répondent pas toujours à l’exigence professionnelle. Il faut restructurer les industries et pousser leur mise au niveau ».

Toutefois, les employés insatisfaits auraient de fortes chances de trouver un nouveau patron puisque, toujours selon le sondage, 93% des entreprises interrogées envisagent un recrutement après le Nouvel An, en proposant en plus un salaire mensuel de départ de 6,6% supérieur à l’an passé.