Le cas de l’ancien président Chen Shui-bian divise toujours autant

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Tsai Pi-chung, vice ministre de la Justice (image RTI)

Récemment, plusieurs voix de l’opposition se lèvent pour réclamer du ministère de la Justice qu’il prenne ses responsabilités dans le dossier de l’ancien président Chen Shui-bian (陳水扁), dont la liberté conditionnelle pour raison médicale accordée depuis 2015 a été renouvelée tous les trois mois sans interruption jusqu’à aujourd’hui.

Plusieurs députés KMT réclament son retour derrière les barreaux au motif qu’il a franchi à plusieurs reprises la ligne rouge en s’impliquant dans des activités politiques, ne respectant pas de facto les termes de sa liberté conditionnelle.

En réponse, le ministère de la Justice a rappelé sa position et son autorité sur le dossier, par la voix du vice ministre Tsai Pi-chung (蔡碧仲) qui a concédé que Chen Shui-bian avait une part de responsabilité à tenir par ses paroles et ses actes : « L’équipe médicale se doit de mener une évaluation responsable. Toute question à ce propos doit se référer exclusivement au jugement de la prison responsable en fonction de son professionnalisme d’après l’évaluation de l’équipe professionnelle. Une fois la liberté conditionnelle accordée, il se doit de respecter les réglementations relatives. En cas d’un éventuel non respect de ces réglementations, les autorités compétentes ont naturellement le droit d’inspecter le dossier. Il doit être responsable de ses paroles et de ses actes. »

Les députés KMT demandent enfin à ce que les 17 bilans médicaux de l’ancien président soient rendus publics pour que la société ait un droit de regard sur la situation actuelle de son ancien leader condamné à 20 ans de prison pour corruption et blanchiment.