Un micro-ARN pourrait servir d’indicateur de la maladie de Charcot

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Chen Jun-an (debout) de l'Academia Sinica (photo RTI)

La maladie de Charcot (SLA : la sclérose latérale amyotrophique) est une maladie neurodégénérative progressive dont la cause est encore inconnue, sauf pour une petite partie des cas, qui seraient héréditaires. Le diagnostic est également complexe, ce qui pourrait retarder le traitement nécessaire.

Or, une découverte récente réalisée par un groupe de chercheurs taiwanais pourrait permettre une amélioration significative. Cette équipe de l’institut de biologie moléculaire de l’Academia Sinica dirigée par Chen Jun-an (陳俊安) a observé que le micro-ARN (acide ribonuléique) codé mir-17-92 s’avère particulièrement actif dans les motoneurones des quatre membres chez les souris normales mais que, par contre, il s’affaiblit de manière progressive peu avant qu’une souris ne commence à souffrir de la maladie de Charcot.

« Après avoir provoqué une plus forte manifestation du mir-17-92 chez les souris malades, nous avons observé que la durée de vie de ces animaux est passée de 140 jours estimés à 175 jours, voire à 180 jours. L’effet est donc visible. Sur cette base, on pourrait développer des thérapeutiques ciblées génétiques, » a précisé Chen Jun-an.

Un rapport sur cette découverte a été publié dans la revue « Cell, Stem Cell » sortie le 30 mai dernier. Selon une estimation des établissements de santé, on compte actuellement de 800 à 1 000 patients de la maladie de Charcot dans l’ensemble du pays.