Proposition d’un nouveau standard pour la qualité de l’air

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La direction ministérielle de l’environnement a publié aujourd’hui une proposition de révision des standards de qualité de l’air, une version qui baisse considérablement les seuils de tolérance en matière de pollution de l’air (Image : archives CNA)

Conformément à l’amendement à la loi sur le contrôle de la pollution de l’air adopté en août 2018, le gouvernement s’est engagé à revoir tous les quatre ans les standards de la qualité de l’air. La direction ministérielle de l’environnement a publié aujourd’hui une proposition de révision des standards de qualité de l’air, une version qui baisse considérablement les seuils de tolérance en matière de pollution de l’air.

Ainsi le texte propose de réduire la quantité de microgrammes en suspension de PM 10 (matières particulaires grossières) à une moyenne journalière de 100 par m3, au lieu de 125 actuellement et de 50 au lieu de 65 pour la moyenne annuelle.

Quant au dioxyde de souffre (SO2, gaz incolore et toxique), le bureau recommande de fixer le standard à une moyenne de 0,075 ppm (parties par million) par heure, contre 0,25 ppm actuellement. Le texte fixe le standard de dioxyde d’azote (NO2) à 0,1 ppm contre 0,25 ppm de moyenne horaire, et à 0,03 ppm contre 0,05 actuellement pour la moyenne annuelle. Il recommande aussi une moyenne glissante de 0,15 microgrammes de plomb par m3 sur une durée de trois mois, mais conserve le standard d’origine pour les PM 2.5, soit une moyenne annuelle de 15 microgrammes par m3 et une moyenne journalière de 35 microgrammes.

Le vice-directeur du département de protection de l’air Hsieh Ping-hui (謝炳輝) s’est félicité de ce que cette nouvelle proposition s’aligne avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS):« Cet ajustement de grande ampleur prend en compte la faisabilité technique, économique,… mais aussi la santé, qui est un des facteurs principaux, et enfin les informations concernant la région Asie, les Etats-Unis, ainsi que nos résultats déjà atteints. Bien sûr, c’est un immense défi, mais notre objectif est de le faire adopter et de l’appliquer cette année. »

Le texte doit encore faire l’objet de discussions et de consultations avant d’être formellement soumis.