Bons et mauvais partenaires ? Le Vanuatu tiraillé dans la poursuite de son développement

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Bus de la zone suburbaine de Port-Vila, au Vanuatu en 2006 (Image : Flickr - Phillip Capper)

Un incident datant du 5 juillet dernier a provoqué un tollé dans les médias ni-Vanuatu après que six ressortissants chinois, dont quatre titulaires d’un passeport du Vanuatu, ont été arrêtés par la police chinoise sur le territoire de l’île et emmenés en Chine, ce sans mandat, sans procès et sans procédure d’extradition.

L’affaire a donné lieu à des débats passionnés au sein de ce petit archipel du Pacifique, des débats qui reflètent la crainte d’une partie du monde politique et de la population locales de voire la souveraineté du pays rognée en échange des investissements chinois massifs sur place.

En fait, de par sa position dans l’océan Pacifique, le Vanuatu est au cœur d’une région à l’importance géopolitique croissance, et où les grandes puissances (Australie, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, Chine, France) tendent à concentrer ou à recentrer leurs efforts diplomatiques et d’aide au développement.

Au milieu de cette lutte d’influence, une ambition niée en bloc par Pékin, le Vanuatu semble bien faible et bien sans ressources pour faire face tout en gardant son indépendance. Mais il serait trop simpliste de penser Port-Vila comme un simple micro-Etat inéluctablement soumis aux volontés des grandes puissances voisines…