L’association des professeurs d’université met en garde contre la menace des médias rouges

17
Source : rti

Le gouvernement avait approuvé, en avril dernier, les directives limitant l’utilisation dans les organismes gouvernementaux d’équipements de télécommunication susceptibles de mettre en danger la sécurité. Les différents organismes devaient vérifier la liste des produits achetés et notamment leur provenance de zones dangereuses. Néanmoins, l’association taiwanaise des professeurs d’université a déclaré le 29 juillet que Chungwa Telecom, Chungwa Post, le service d’information des conducteurs de véhicules automobiles ou encore la Banque de Taiwan reçoivent toujours le China Times, considéré comme un média rouge.

Lai Cheng-chang (賴振昌), président de l’association taiwanaise des professeurs d’université, a déclaré qu’au cours des dernières années, la menace du parti communiste chinois s’était intensifiée, notamment en période d’élections. Il a ajouté qu’avec la perspective des présidentielles de 2020, on s’attend à ce que la Chine tente d’interférer dans l’élection par le biais des médias, l’usage massif d’internet, la propagation de fausses informations, etc. Lai Cheng-chang appelle à agir avec prudence : « Si un média rouge, mène continuellement son lavage de cerveau sur le long terme en diffusant des nouvelles et le point de vue de la Chine, cela peut subtilement avoir l’effet d’un lavage de cerveau sur les Taiwanais. En fait, ces menaces pesant sur Taiwan sont plus sérieuses que l’infiltration de divers produits d’informations et de communication ».

Lai Cheng-chang a aussi déclaré que, selon une étude publiée en avril par l’Université de Göteborg en Suède, Taiwan était le premier pays parmi 179 à souffrir d’attaques étrangères de désinformation. Ceci fait peser un risque sur la souveraineté nationale et la stabilité sociale. En plus d’appeler le gouvernement à examiner les médias consultés via des fonds publics et de refuser les abonnements aux médias rouges, le professeur demande aussi à ce que le conseil national des communications (NCC) agisse face à la menace de la propagation des fausses informations sur les réseaux sociaux.