Une étude lie l’augmentation des adénocarcinomes pulmonaires à la détérioration de la qualité de l’air

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Le directeur du bureau de l’environnement Chang Tzi-Chin (張子敬) (Image : RTI)

Les universités nationale de Taiwan, de Chung Hsing et de Yang-Ming, ainsi que l’Institut national de recherche sur la santé et le Centre taiwanais du cancer ont récemment réalisé une étude analysant les données de 370 000 patients taiwanais atteints du cancer du poumon.

L’étude montre que le nombre de diagnostics d’adénocarcinomes pulmonaires, une tumeur maligne responsable d’une grande partie des cancers du poumon, a connu une augmentation constante de 1995 à 2015 à Taiwan.

Les chercheurs estiment que cette augmentation pourrait être liée à la pollution de l’air. Ces derniers ont également souligné que la qualité de l’air s’améliore dans le nord mais se dégrade dans le sud, et que la hausse annuelle de personnes atteintes d’adénocarcinome pulmonaire est 15 fois plus importante dans les régions de Kaohsiung et de Pingtung dans le sud que dans le nord.

Le directeur du bureau de l’environnement Chang Tzi-Chin (張子敬) a réagi en déclarant que le taux de concentration des particules 2.5 avait baissé de 20% de 2015 à 2018, et que le gouvernement recentrerait ses efforts dans la région de Kaohsiung et de Pingtung :

« De mai à août, nous avons accéléré la vitesse de remplacement des vieux véhicules avec 4600 véhicules changés. Bien entendu, lorsque nous discutons des moments durant lesquels la qualité de l’air est particulièrement mauvaise, nous devons étudier les méthodes possibles pour lutter contre ce problème. Par exemple, ne doit-on pas éviter certains moments de la journée pour goudronner les routes ou encore d’autres méthodes pour limiter la source de pollution ? Nous avons entamé des discussions avec la compagnie pétrolière CPC pour savoir si ses bateaux proches de nos côtes ne pourraient pas utiliser du mazouts à faible émission de souffre.  »

Alors que des voix s’élèvent pour dénoncer l’insuffisance du Fonds contre la pollution de l’air, Chang Tzi-Chin s’est contenté de préciser que le gouvernement n’excluait pas de renflouer le fonds dans le futur.