Le ministère de la Culture défend la liberté de création et d’expression du Golden Horse

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La ministre de la Culture Cheng Li-chiun (鄭麗君) défend la liberté de création et d'expression de Golden Horse (photo RTI)

Suite à la tension politique interdétroit qui a émaillé les dernières cérémonies du Golden Horse Award, la Chine a interdit à ses ressortissants de participer à la manifestation de cette année.

Même le cinéaste hongkongais Johnnie To (杜琪峯), qui devait présider le jury du festival, s’est rétracté le mois dernier avec comme raison officielle un conflit avec des contrats déjà signés.

Suite à l’annonce des films nominés certains officiels et artistes chinois se sont amusés du festival en prédisant que le festival sera terne cette année.

La ministre de la culture, Cheng Li-chiun (鄭麗君), a réagit à ces attaques en définissant le festival comme étant suffisamment robuste et gardant son esprit d’ouverture et d’équité pour accueillir les cinéastes.

Elle a également rappelé que des productions de Hong Kong, Macao, Malaisie, Singapour ou encore du Japon étaient présentes pour cette compétition. Elle reste persuadée que le festival est une plateforme pour la liberté de création : « Le Golden Horse Awards est déjà reconnu depuis longtemps pour sa dimension internationale en tant qu’un festival de cinéma qui respecte la liberté de création. Donc je pense que l’esprit du Golden Horse subsidera et ne sera pas influencé. On espère que le cadre du festival permet d’encourager les gouvernements de chaque pays à supporter les professionnels du cinéma en préservant leur liberté de création et d’expression. »

La ministre a également déclaré que le ministère soutenait le festival et qu’elle espérait que la communauté internationale appelera aussi à la liberté d’échange des cinéastes, qui peuvent se faire remarquer à travers la récompense. C’est aussi une responsabilité essentielle à laquelle contribue le festival.