Une liste de produits technologiques chinois interdits toujours en préparation

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Li Meng-yen (à g.), secrétaire général du gouvernement, interpellé par la députée Liu Shih-fang (à d.) (image saisie sur la chaîne de télévision du Parlement)

En avril dernier, le gouvernement a publié la « restriction de l’utilisation de produits communicatifs et technologiques à risque sécuritaire dans les institutions gouvernementales ». Cette directive qui accorde aux collectivités locales le pouvoir de rejeter les produits sensibles n’a pourtant pas énuméré les produits en question.

Aujourd’hui au Parlement, la députée du Parti démocrate progressiste (DPP) Liu Shih-fang (劉世芳) a demandé au secrétaire général du gouvernement Li Meng-yen (李孟諺) quand la liste serait diponible. « Nous poursuivons la préparation de la liste en évaluant les éventuelles répercussions de l’interdiction sur les divers secteurs et les conflits commerciaux qui pourraient s’en suivre. Actuellement, douze autres pays sont aussi en phase d’études, dont le Japon, la France, le Canada et la Grande Bretagne. Dix-neuf pays ont déjà écarté l’interdiction tandis que cinq autres l’ont actée. », a répondu Li Meng-yen.

La députée a évoqué qu’à l’heure actuelle, les municipalités de Taipei et de Taichung ainsi que deux universités très fréquentées continuent d’utiliser des caméras de surveillance de Hikvision, une enseigne chinoise dénoncée pour sa coopération avec les autorités gouvernementales de renseignement.