Des scientifiques taiwanais confirment une observation du XIXe siècle grâce à l’IA

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Les chercheurs de l'Academia Sinica confirment l'observation de Wallace sur les insectes en se basant sur l'IA (photo CNA)

Des chercheurs taiwanais de l’Academia Sinica ont recouru à l’intelligence artificielle pour mener une longue étude comparative sur la diversité plus ou moins riche des couleurs des insectes à partir des exemples de papillons de nuit en fonction de l’altitude de leur habitat.

Cette hypothèse avait été soulevée pour la 1e fois au XIXe siècle par le biologiste britannique A. R. Wallace sans qu’aucun lien de causalité ne soit établi jusqu’à aujourd’hui. C’est désormais chose faite grâce aux chercheurs taiwanais qui ont collecté et étudié de 2011 à 2016 plus de 20 000 spécimens et photos d’insectes à Taiwan grâce à l’aide de bénévoles.
Cette importante base de données a rendue possible l’étude comparative à l’aide de l’intelligence artificielle pour optimiser les observations humaines comme nous le détaille Chen (陳昇瑋), un des chercheurs de l’équipe : « L’intelligence artificielle permet de prendre en considération des caractéristiques de nombreuses dimensions, c’est-à-dire qu’elle analyse partie par partie et peut voir de tous petits détails. Il nous est impossible de déterminer avec certitude à l’œil nu ce que sont ces petites caractéristiques, mais l’intelligence artificielle en est capable. »

L’IA a ainsi pu dévoiler d’infimes différences de coloration que l’œil nu ne peut observer. En indiquant l’altitude de la photo prise et analysant les 20 000 échantillons et photos, le système a réussi à deviner l’altitude de nouvelles photos par recoupement, seulement en se basant sur la coloration des insectes. Les résultats des chercheurs de l’Academia Sinica ont été publiés dans la revue scientifique Nature Communications le 7 octobre dernier.