Les travailleurs migrants demandent la suppression des agences intermédiaires d’emploi

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Manifestation des travailleurs vietnamiens auprès de leur bureau de représentation pour la suppression des agences intermédiaires pour l'emploi (photo RTI)

Les travailleurs migrants d’Indonésie, du Vietnam et des Philippines ont organisé des manifestations devant la représentation de leur propre pays à Taiwan ce dimanche pour demander la suppression du système d’agences intermédiaires afin de mettre en place un système obligatoire de gestion des emplois de gouvernement à gouvernement (G2G) dans leur langue maternelle.

Un travailleur migrant vietnamien témoigne : « les agences nous facturent trop d’argent, nous venons ici pour nous y opposer et dire aux gouvernements taiwanais et vietnamiens que nous ne voulons pas d’agences intermédiaires car tous les mois elles nous prélèvent de l’argent sans nous rendre service. Quand nous avons un problème et qu’on que nous les appellons, ils ne répondent pas. Et lorsqu’il y a un problème, ils aident nos patrons pour nous réprimander sans nous aider. Ils n’écoutent que les patrons, ils ne nous écoutent pas ».

L’alliance des migrants à Taiwan explique que l’article 52 de la loi sur le travail, qui obligeait les employés migrants travaillant depuis plus de trois ans à Taiwan à rentrer dans leur pays au moins une journée, a été abrogé en 2016. Cette abrogation a réduit le risque d’abus de la part des agences. Mais il existe encore des agents qui peuvent demander entre 20 et 80 milles dollars taiwanais soit entre 600 et 2400 euros environ de frais aux travailleurs qui souhaitent changer de travail. Selon l’alliance, la solution définitive pour résoudre le problème des agences est de les supprimer.