Avant-première du documentaire sur les mouvements anti-extradition hongkongais

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Les co-réalisateurs du documentaire -Liberté et envol- Wang Mei-Hsiu et Kevin Lee (photo CNA)

L’avant-première du court métrage documentaire sur les manifestations de Hong Kong intitulé « Liberté et envol » a eu lieu ce lundi matin dans les locaux de l’association des anciens élèves de l’Université nationale de Taiwan (NTU). Lorsque Justine, une représentante du groupe Hong Kong Outlanders, évoque la situation de Hong Kong, son discours est accompagné de sanglots et rappelle que le mouvement n’est pas pour eux mais pour la prochaine génération. Pour elle, il n’est pas possible d’abandonner quand ils rencontrent des difficultés car leur génération a été lâchement abandonnée par la précédente et qu’ils ne peuvent plus reculer.

Le réalisateur du film documentaire de la fondation Taiwan New Constitution, Kevin Lee (李惠仁) a présenté son documentaire de plus de 20 minutes sur le mouvement à la presse. Dans le documentaire on retrouve également le témoignage d’une Hongkongaise venue à Taiwan. On la voit recevoir des soins après avoir été blessée lors des affrontements avec la police. Elle raconte qu’elle a été obligée de venir à Taiwan recevoir des soins car les hôpitaux hongkongais sont devenus trop risqués car la police attend les manifestants blessés dans les services d’urgence de tous les hôpitaux hongkongais. En réalité, deux jours après son retour à Hong Kong elle a été arrêtée par la police. Elle espère que Taiwan pourra conserver ses valeurs de liberté et de démocratie.

On retrouve ensuite Justine qui, toujours en sanglots, explique que les cinq derniers mois à Hong Kong qui lui ont paru comme cinq années. Elle n’aime pas entendre des mots comme Taiwan est trop libre ou trop démocratique, car pour elle, Hong Kong a déjà perdu toute démocratie et toute liberté. Selon elle, Hong Kong vit une nouvelle terreur blanche et les manifestants sont en guerre.

A la fin de l’entretien Justine affirme que les manifestants ne voulaient pas recourrir à la violence. Ils ont auparavant menés des marches pacifistes avec plus d’un million de Hongkongais dans la rue. Mais, selon elle, le gouvernement les avait ignorés et poussés à agir ainsi. Elle rappelle que personne n’a envie de passer ses nuits sans pouvoir dormir.