Mise en accusation de Slow Yang dans l’affaire du harcèlement de la représentation taiwanaise à Osaka

20
Source : CNA

La Taiwanaise Slow Yang (楊蕙如), connue comme « déesse des cartes bancaires» pour avoir gagné de l’argent via des pratiques controversées, est accusée d’avoir organisé le harcèlement en ligne à l’encontre du personnel de la représentation taiwanaise à Osaka. Ce harcèlement avait conduit au suicide du directeur de la représentation taiwanaise à Osaka, Su Chii-cherng (蘇啟誠).

En septembre 2018, lors du passage au Japon du terrible Typhon Jebi, l’aéroport d’Osaka Kansai avait été bloqué. La représentation taiwanaise, avait été accusée à tort, d’incompétence dans la gestion des secours aux touristes taiwanais. Des rumeurs circulaient indiquant que plusieurs Taiwanais avaient dû profiter du service chinois afin d’être évacués. Ce qui s’était révélé faux par la suite.

Des critiques sont alors apparues sur Internet défendant Frank Hsieh (謝長廷), représentant taiwanais au Japon, mais critiquant fortement le bureau de la représentation taiwanaise à Osaka pour son incompétence, ce qui aurait poussé son directeur d’alors au suicide. Citée dans le cadre de l’enquête, Slow Yang (楊蕙如), est désormais accusée d’avoir organisé ces critiques et d’avoir rémunéré plusieurs internautes pour insulter les fonctionnaires et le bureau d’Osaka.

Lee Yen-jong (李晏榕), porte-parole du parti démocrate progressiste, a déclaré que le comportement personnel de Slow Yang, membre du DPP, n’a rien à voir avec le parti et que cette dernière doit assumer la responsabilité judiciaire : « Le comportement de Slow Yang dans cette affaire est personnel et n’a rien à voir avec le DPP. Nous estimons qu’elle doit assumer ses responsabilités devant la loi. Nous respectons le traitement judiciaire dans cette affaire. Etant donné qu’elle est poursuivie en Justice et qu’un procès a lieu, nous voudrions souligner une fois de plus que les agissements de Slow Yang relèvent de ses comportements personnels et n’ont aucun lien avec le parti démocrate progressiste. »

Des membres du KMT ont demandé d’enquêter sur l’origine des fonds ayant servi à payer ce harcèlement en ligne et ont demandé à Frank Hsieh (謝長廷) de revenir témoigner à Taiwan.