Le rôle du Yuan des examens rétréci par une révision de loi

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Wu Jin-lin, président du Yuan des examens (archives CNA)

Selon la Constitution de la République de Chine, adoptée en 1946 à l’époque du gouvernement nationaliste de Tchang Kaï-chek, l’Etat répartit ses pouvoirs en cinq branches : l’exécutif, le législatif, le juridique, le contrôle et les examens, exercés par les cinq yuan. Inconnus dans les pays occidentaux démocratiques, ces deux derniers font souvent l’objets de critiques, les qualifiant de superflus. Ce point de vue est largement soutenu au sein du Parti démocrate progressiste (DPP).

Le Parlement, dominé par le DPP, a voté ce mardi une révision de la loi à l’organisation du Yuan des examens, qui fera passer de 19 à 9 personnes au maximum le nombre total des représentants du Yuan. Cette révision réduit également la durée du mandat des représentants, qui passera de six à quatre ans.

En réponse à la révision, l’actuel président du Yuan des examens Wu Jin-lin (伍錦霖), nommé en 2014 par le chef de l’Etat Ma Ying-jeou (馬英九), a exprimé son regret en avertissant contre la tentation de procéder à une réforme constitutionnelle qui ne dit pas son nom. Les députés du Kuomintang (KMT), principal parti d’opposition, ont aussi dénoncé la révision en accusant le DPP de tenter de transformer le système politique de l’Etat à cinq pouvoirs en un autre à seulement trois pouvoirs tout en contournant la consultation populaire.