Crise ouïghoure : entretien avec Vanessa Frangville (2/2)

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(Image : REUTERS/Denis Balibouse)

Vanessa Frangville était, il y a dix jours, de passage à Taipei. RTI a eu l’occasion de l’interroger alors qu’elle donnait, vendredi 20 décembre, une conférence à l’antenne de Taipei du Centre d’étude français sur la Chine contemporaine (CEFC), sur le campus de l’Academia Sinica.

Vanessa Frangville est professeur en études chinoises à l’Université libre de Bruxelles, et a d’abord effectué des recherches sur les politiques ethniques et les productions culturelles non-han, notamment dans le cinéma chinois. Elle a ensuite, depuis environ 2 ans, réorienté ses recherches pour s’intéresser à la diaspora ouïghoure, principalement en Europe et à travers le prisme de l’activisme.

Le premier volet de cet entretien s’intéresssait à la situation actuelle dans la région autonome du Xinjiang (aussi connu sous le nom de Turkestan oriental) en abordant notamment la question des camps d’internement et la politique du Parti communiste chinois sur place.

Dans ce deuxième volet, Vanessa Frangville évoque davantage son travail de recherche qui se concentre principalement sur les différentes formes d’activisme au sein de la communauté ouïghoure basée en Europe. Elle nous parle également de la surveillance et des menaces que subissent les différentes communautés ouïghoures basées à l’étranger et en particulier les militants.