Taiwan souhaite envoyer des agents en Chine au sujet d’une mystérieuse pneumonie

46
Policiers surveillant la fermeture d'un marché à Wuhan après les cas de pneumonie mystérieuse (photo Weibo)

Les caractéristiques de l’apparition d’une pneumonie mystérieuse à Wuhan au mois de décembre dernier se précisent peu à peu. Les tests menés ces dernières semaines ont permis d’écarter plusieurs craintes. Ce n’est ni une grippe, ni une grippe aviaire, ni un adénovirus, ni le SRAS ni le MERS-CoV. L’épidémie de cette maladie qui reste néanmoins de type pneumonique inquiète beaucoup les autorités alors que 59 cas ont été recensés en Chine dont 7 cas graves. 163 personnes sont placées en observation selon le dernier rapport à 20h du dimanche 5 janvier rendu par le centre chinois de contrôle et de prévention des maladies.

Le directeur adjoint du centre taiwanais de contrôle des maladies, Chuang Jen-hsiang (莊人祥) a réagi ce lundi aux derniers chiffres en déclarant que bien que le nombre de cas révélés ait augmenté de 44 à 59, cela ne signifie pas que l’épidémie se propage. Il a expliqué que tous les nouveaux cas recensés la semaine dernière sont des malades ayant contracté la pneumonie le mois dernier. Ces nouveaux cas sont donc le résultat d’une politique réactive et attentive et non celle d’une expansion de la maladie.

Concernant les caractéristiques de la maladie, Chuang Jen-hsiang n’écarte aucune hypothèse : « Pour le moment il semblerait que la transmission soit d’origine animale. Mais si vous me demandez de quel virus il s’agit, je ne sais pas. Beaucoup de gens pensent que c’est une nouvelle forme du coronavirus. La raison est que certaines pneumonies se transmettent par les animaux comme les chauve-souris ou les chameaux, ce n’est pas à exclure. »

Le directeur adjoint a voulu être cependant rassurant sur la situation à Taiwan en faisant état des inspections effectuées sur les vols à risques potentiels. Ces inspections n’ont révélé aucun cas rattaché à cette maladie sur les 867 voyageurs et personnel à bord répartis sur 10 vols. Par mesure de prévention il a conseillé d’éviter les voyages dans la région de Wuhan. Toute personne qui observe des symptômes respiratoires dans les deux à trois semaines suivant une visite dans la région chinoise doit consulter un médecin au plus vite.

Le Centre de contrôle des maladies a annoncé ce lundi avoir adressé un courrier à la partie chinoise en souhaitant envoyer des spécialistes taiwanais à Wuhan pour mieux comprendre la situation de l’épidémie conformément à l’accord sur des coopérations interdétroit médicales et sanitaires.