Après la défaite électorale, la difficile réforme du KMT

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Prenant acte de la défaite, Wu Den-yih (吳敦義) a renoncé à la présidence du KMT avec effet immédiat(Image : CNA)

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Le verdict de samedi dernier a été celui d’une défaite sans appel pour le parti nationaliste : son candidat, le maire de Kaohsiung Han Kuo-yu (韓國瑜), jadis porté aux nues et dégringolant au fil des mois dans les sondages, a été battu par la présidente sortante Tsai Ing-wen (蔡英文) avec presque 20 % de points de pourcentages d’écart, soit plus de 2 millions de voix. Par ailleurs, le KMT a certes gagné trois sièges de plus qu’à l’élection précédente, mais ressort de la course avec seulement 38 sièges au Yuan législatif, contre 61 pour le DPP, et seulement 6 % de voix au scrutin proportionnelle de liste.

Prenant acte de la défaite, Wu Den-yih (吳敦義) a renoncé à la présidence du parti avec effet immédiat, suivi en même temps du vice-président et secrétaire général Tseng Yung-chuan (Céngyǒngquán曾永權) et du vice-président et ancien maire de Taipei Hau Lung-bin (Hǎolóngbīn郝龍斌) ainsi que d’autres poids lourds du parti. c’est Lin Jung-te (林榮德), un des membres du Comité central permanent du parti, qui assurera l’intérim de la présidence du KMT en attendant la future élection du président du parti, qui devrait être organisée le 7 mars prochain.

Lors de la conférence de presse organisée pour annoncer la démission massive au sein du comité, le KMT a estimé que sept raisons expliquaient la défaite électorale du 11 janvier 2020, citant notamment une « politique interdétroit qui ne répond pas à l’époque actuelle ».

Alors, si les facteurs de la défaite ont d’ores et déjà été identifiés et que plusieurs démissions ont déjà été annoncées, on peut penser que le KMT est prêt à opérer une réforme. Qu’en-est-il réellement ?