Interdire la consommation des animaux sauvages pour lutter contre les futures maladies en Chine?

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Pangolin (foter)

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Dès le SRAS en 2003, la Chine évoquait la possibilité d’une propagation du virus depuis les animaux sauvages. 16 ans plus tard, avec la propagation du COVID-19 à l’échelle planétaire, les autorités chinoises attribuent de nouveau l’origine du nouveau coronavirus à la consommation d’animaux sauvages.
Récemment, le comité permanent de l’assemblée nationale populaire chinois a voté la décision le 24 février d’interdire la consommation d’animaux sauvages. Sont également concernés par cette décision les tortues, tortues à carapace molle, serpents, oiseaux ou insectes de l’élevage humain puisque ces animaux ou insectes peuvent également être porteur de virus.

Néanmoins, à la suite de l’opposition immédiate des éleveurs des tortues et des tortues molles, le ministère chinois de l’agriculture a annoncé une décision d’urgence. Les tortues et les tortues molles d’élevage seront incluses dans la gestion des animaux aquatiques, ce qui signifie qu’elles pourront encore être élevées et mangées en Chine à l’avenir. Cette interdiction aura-t-elle réellement des effets ?
Pour nous répondre, le professeur Pei Jai-Chyi (裴家騏) de l’institut de recherche sur la préservation des animaux sauvages de l’université des sciences et des technologies de Pingtung.