Greenpeace Taiwan dénonce les conditions de travail des pêcheurs migrants en haute-mer

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Photo d'illustration Greenpeace

En juin dernier, la Commission européenne a retiré le carton jaune de Taïwan en reconnaîssant les réformes que Taïwan a mises en place depuis 2015 pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

A la suite de cette décision, Greenpeace Taiwan a lancé toute une année d’enquête sur la pêche en haute mer. Dans ce cadre, l’ONG a également interviewé quelques pêcheurs pour connaître leurs conditions de travail et la pêche pratiquée. Pearl Chen (陳珮瑜) de Greenpeace explique ses observations : « Il n’y a pas d’eau potable propre, les travailleurs boivent de l’eau filtrée et dégagée par le système de climatisation. Leur espace pour dormir est limité à un demi mètre carré. Tout cela va à l’encontre de la Convention sur le travail de pêche. Par ailleurs, le système de recrutement à l’étranger mis en place par Taiwan permet aux employeurs de recruter des pêcheurs étrangers en ne les rémunérant que la moitié du salaire des pêcheurs taiwanais. »

Greenpeace Taiwan exhorte le gouvernement à rendre plus transparente la provenance des produits pêchés, à protéger les pêcheurs avec des normes internationales, à abolir le système de recrutement à l’étranger et à mieux gérer la pêche pour éviter que Taiwan se voit de nouveau infliger un carton jaune pour la pratique de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.