Taiwan regrette mais comprend la condamnation par Pékin de ses 44 escros

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Le tribunal intermédiaire de Pékin s’est prononcé ce jeudi en trois phases au sujet des suspects arrêtés au Kenya pour escroquerie par téléphone. Parmi les 33 accusés de la première phase figuraient 13 ressortissants taïwanais. Deux d’entre eux étant jugés leaders de l’arnaque écopent d’une peine de 15 ans d’incarcération. Ils sont aussi déchus de leurs droits civiques pendant trois ans et se voient infligés une amende de 15 000 renminbi, soit environ 1 900 euros. Les 11 autres Taïwanais sont condamnés à des peines de deux jusqu’à 10 années d’incarcération.

 

Quelques heures plus tard, le tribunal a tranché sur le sort de 17 suspects de la deuxième phase. Parmi ces 17 suspects, neuf Taïwanais écopent entre 21 mois et trois ans de prison. Pour la troisième phase, 22 des 35 suspects étaient des Taïwanais et leur sentence va d’une peine de trois à 13 ans derrière les barreaux. Il s’agit de la toute première condamnation depuis que la Chine réclame l’extradition en Chine des suspects taïwanais arrêtés dans un pays tiers. Le ministère taïwanais de la justice a indiqué aujourd’hui qu’il comprend la position des autorités chinoises en condamnant lourdement les escros, il regrette néanmoins que la Chine n’ait pas respecté le consensus interdétroit datant d’avril et de mai 2016 où les deux rives s’étaient engagées à privilégier une investigation commune sur les dossiers d’escroquerie par téléphone à l’étranger impliquant les ressortissants des deux rives.