Le cas de l’enlèvement de Lee Ming-che fait désormais officiellement l’objet d’une enquête par les Nations Unies

16

Lee Ming-chen, ancien employé du parti démocrate progressiste et défenseur des droits de l’Homme, est actuellement détenu en Chine depuis déjà 108 jours. Les groupes civils n’ont néanmoins pas stoppé leurs efforts pour voir ce dernier libéré. Ce mercredi, la secrétaire générale de l’association de Taïwan pour les Droits de l’Homme Chiu Yi-ling [邱伊翎] a déclaré avoir porté le cas de Lee Ming-che devant quatre organes des Nations Unies. Parmi ceux-là, un groupe de travail gérant les cas de disparitions forcées a répondu le 23 juin dernier en précisant qu’il acceptait d’étudier le cas en question. C’est la première depuis 1979 que les Nations Unies acceptent officiellement un cas en provenance de Taïwan.

 

Chiu Yi-ling a déclaré : « Par le passé, nous avons également présenté des demandes à l’ONU, mais puisque Taïwan n’est pas reconnue comme membre des Nations Unies, nos demandes n’ont auparavant jamais été reçues officiellement. Cette fois-ci, le cas diffère quelque peu puisqu’il concerne la Chine continentale. » L’affaire Lee Ming-che fera donc l’objet d’enquête officielle des Nations-Unies et conviera la famille de la victime ainsi que les associations relatives lors de la 113ème session à Genève pour témoigner.