Taiwan demande à la Chine d’expliquer la raison de la détention de Lee Ming-che

17

Lee Ming-che, un travailleur pour les droits de l’Homme détenu en Chine depuis le 19 mars sans que le pays ne communique la raison, continue à figurer à la Une des médias taiwanais.

Son épouse Lee Ching-yu (李凈瑜) qui avait prévu d’aller en Chine hier a renoncé à son déplacement à la suite de l’annulation soudaine de son permis de voyage en Chine.

 

Aujourd’hui, la Présidente de la commission ministérielle des affaires continentales, Chang Siao-Yue (Katharine Chang張小月), a tenu une conférence internationale sur le dossier lors de laquelle, elle a protesté solenellement : « Nous exprimons solennellement nos protestations et mécontentements sur le fait que depuis cet incident l’autre rive du Détroit refuse continuellement de répondre à nos messages et demandes. Nous appelons la Chine continenale à ne plus ignorer nos réclamations. Nous devons communiquer le plus rapidement possible sur ce dossier. »

Par ailleurs, Katharine Chang a formulé trois exigences auprès de la Chine, à savoir l’explication sur la raison de la détention de Lee Ming-che. Ensuite, la transparence quant au lieu de détention. Et enfin, l’autorisation d’une visite familiale.

 

De son côté, le vice président de la commission ministérielle des affaires continentales, Chiu Chui-cheng (邱垂正), présent à la réunion a indiqué que son organisme tente tous les moyens de communications possibles pour inviter la Chine à fournir des informations quant à cette arrestation.

 

Quant à Tsai Pi-chung (蔡碧仲), vice ministre de la justice, a de nouveau demandé à la Chine d’agir conformément au mécanisme interdétroit déjà établi : « Nous agissons pleinement selon l’accord sur l’assistance judiciaire mutuelle et sur la lutte commune interdétroit contre la criminalité. Néanmoins, ceci n’est pas le cas de la Chine. Lee Ming-che a été arrêté il y a plus de 20 jours et jusqu’à présent, nous ne nous sommes pas informés du mécanisme juridique selon lequel il est placé en détention. »

Le vice ministre de la justice a indiqué que dans un premier temps, le ministère était entré en contact téléphonique avec la Chine, néanmoins, par la suite, Taiwan n’a reçu aucune réponse écrite de la partie chinoise à ses courriers.