Le premier ministre s’inscrit à son tour fermement contre l’arbitrage en mer de Chine méridionale

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Alors qu’il réunissait aujourd’hui son gouvernement, le premier ministre Lin Chuan (林全) a exprimé trois points inappropriés relatifs à la décision prise par la Cour permanente d’arbitrage de la Haye de désigner toutes les iles de l’archipel des Spratleys comme de simples « rochers ». Lin Chuan a fait remarquer que l’appellation de « Taiwan, Chine » était inappropriée et diminuait la position d’Etat souverain de la République de Chine. Ensuite, la Cour d’arbitrage a unilatéralement décidé d’élargir son champ de décision à l’ile de Taiping qui n’était à l’origine pas incluse à la demande d’arbitrage, pour la qualifier de « récif », une action nuisible aux droits de Taiwan en mer de Chine méridionale. Enfin la Cour permanente d’arbitrage n’a à aucun moment de son processus fait appel à Taiwan pour exprimer ses vues sur le sujet. Lin Chuan a déclaré : « C’est pourquoi notre gouvernement ne peut pas accepter la décision rendue et celle-ci n’a pas de caractère juridiquement contraignant sur notre pays. »

 

Le premier ministre a aussi rappelé quatre revendications de Taiwan. La République de Chine bénéficie tout d’abord de droits sur de nombreuses iles de mer de Chine méridionale et leurs territoires maritimes qui lui sont garantis par le droit international et le droit de la mer. Taiwan continuera donc à clamer sa souveraineté sur ces iles. Deuxièmement, les disputes en mer de Chine méridionale doivent être mises de côté dans le but d’exploiter conjointement les ressources de la région. Taiwan est prêt à promouvoir la stabilité régionale sur une base d’égalité et de dialogue entre tous les pays concernés. Troisièmement, Taiwan doit absolument être intégré aux processus multilatéraux de résolution des disputes, sans quoi ceux-ci perdent toute légitimité. Enfin, Taiwan espère que les dialogues entre les différentes parties pourront couvrir la mis en place de mécanismes permettant des avancées dans les domaines de la lutte contre le crime en mer, de la protection de l’environnement, de l’assistance humanitaire et de manière générale de ce qui a trait à la sécurité.