La guerre des prix stimule la consommation

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Les écrans haut de gamme taiwanais sont confrontés à un rude challenge entre les produits qualitatifs de la Corée du Sud et le développement de la capacité de production d’écrans à bas coût de la Chine. Cette pression sur les prix rend l’opérationnel compliqué. Lors du dernier trimestre de l’année dernière, les prix des grands écrans n’ont pas bougé. Un déficit est donc à craindre sur l’ensemble de l’année.

 

Tsang Chun-chau [曾俊洲], analyste au centre de recherche économique de Taiwan, observe que la Chine ne ménage aucun effort pour soutenir son industrie électronique. Les six grandes entreprises de marque de ce domaine tendent à utiliser des produits nationaux, ce qui diminue le nombre de commandes envers Taiwan. De plus, le système de manufacture de la Corée est plus moderne que celui de Taiwan et a le soutien de ses marques plus connues. L’industrie de l’écran taiwanaise est donc prise en tenaille. Cependant Tsang Chun-chau note également que bien que la chaîne d’approvisionnement chinoise soit menaçante, au troisième trimestre de l’année dernière, la société chinoise New Oriental n’a gagné qu’une modeste somme de 39 millions de renminbi, soit environ 5 millions 450 mille euros, ce qui signifie que la guerre des prix atteint ses limites, sans quoi plus personne ne gagnerait d’argent.

 

Si l’on observe la tendance de ces dernières années, on remarque qu’en 2012, Taiwan et la Corée se sont livrés une guerre des prix féroce. Mais les deux compétiteurs ont respectivement perdu dans la bataille plus de 100 milliards et 90 milliards de dollars taiwanais. Par la suite, la Corée a revu sa stratégie pour la rendre plus collaborative à partir de 2013, 2014. Depuis cette industrie redevient profitable et permet aux deux parties de se développer de manière tacite.