Le Président de la République refuse d’oublier l’histoire des femmes de réconfort

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« Les femmes de réconfort » est une page sombre vécue par des femmes asiatiques durant l’invasion japonaise de la Seconde Guerre mondiale., Jusqu’à présent, le Japon n’a encore jamais reconnu sa responsabilité vis-à-vis de ces femmes majeures ou mineures ayant été forcées à l’esclavage sexuel pour les soldats japonais durant cette période de l’histoire. Dans le but de pas laisser cette page tragique tomber dans l’oubli, et tout particulièrement de ne pas oublier ces femmes originaires de Taiwan, de la Chine, de la Corée ou encore de la Birmanie, le Président de la République Ma Ying-jeou a présenté son projet aujourd’hui, en recevant une délégation de députés de la chambre des représentants des Etats-Unis dirigée par Eddie Bernice Johnson : « Il y a vingt ans environ, j’ai commencé à apporter mon soutien aux anciennes femmes de réconfort taiwanaises pour qu’on leur rende enfin la justice qui leur est dûe. Il est fort regrettable qu’elles aient perdu tous les procès intentés face au Japon jusqu’à présent. En août prochain, nous le tout premier mémorial dédié aux femmes de réconfort sera prêt avant d’ouvrir ses portes au public en décembre. Nous estimons que si la haine de la guerre pourrait être pardonnée, néanmoins, la vérité de la guerre ne doit pas tomber dans l’oubli. » L’inauguration de ce mémorial dédié aux esclaves sexuelles durant la Seconde Guerre mondiale s’inscrit comme un élément complémentaire à l’ensemble des activités commémoratives que le gouvernement prévoit d’organiser dès le mois de juillet.