Est-il vraiment nécessaire de brûler les champs de riz après la récolte ?

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En novembre 2017, le ministre indien de l’Environnement Harsh Vardhan avait indiqué que dans sa capitale la pollution de l’air à son pic équivalait à 45 cigarettes fumées par jour sur l’organisme de l’homme. Pour une situation aussi alarmante, l’Inde a procédé à la fermeture temporaire des établissements scolaires. La pollution de l’air en Inde provient essentiellement d’une combinaison de brûlis agricoles et d’émission de particules extra-fines.

 

Le gouvernement indien cherche depuis quelques années des mesures pour lutter contre la pollution de l’air : concernant les brûlis agricoles, plusieurs solutions ont été soulevées, à commencer par le développement d’une machine de semence automatique qui permettrait aux agriculteurs de ne pas couper manuellement le reste des pailles après la récolte du riz, une étape nécessaire avant de procéder à une deuxième culture. L’Inde collabore également avec Taiwan en vue de développer du bioéthanol à partir des déchets agricoles et plus précisément de la paille du riz.

 

Du côté de Taiwan, les agriculteurs ont également l’habitude de brûler les pailles après la récolte du riz, estimant que brûler les rizières permet de tuer les attaques des insectes ou des maladies. En outre, une fois brûlées, les pailles deviennent des engrais riches en potassium. Selon les chiffres du bureau agro-alimentaire, le riz étant une culture principale dans le pays, il représente 270 000 hectares de culture pour les deux saisons. Ceci donne 1 500 000 tonnes de pailles dont environ 60 000 tonnes sont brûlées.