Un accès trop facile aux informations personnelles en ligne pour la police ?

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Facebook CEO Mark Zuckerberg testifies before a House Energy and Commerce hearing on Capitol Hill in Washington, Wednesday, April 11, 2018, about the use of Facebook data to target American voters in the 2016 election and data privacy. (AP Photo/Andrew Harnik)

L’association taiwanaise de promotion des droits de l’Homme a dévoilé son rapport sur la transparence d’internet qui montre qu’entre 2015 et 2016, le gouvernement a formulé au moins 70 000 demandes d’accès à des informations personnelles en ligne. Ces demandes proviennent de tous les niveaux hierarchiques de la sécurité nationale et quasiment 100% de celles-ci ont été approuvées.

Le cas de Facebook a attiré l’attention du monde entier et l’association a aujourd’hui invité Lin Feng-yu (林豐裕), le directeur du centre scientifique et technologique de prévention des crimes, à expliquer les procédures vis-à-vis de ces demandes et de Facebook.

Lin Feng-yu a expliqué que Facebook n’aide pas automatiquement les autorités dès qu’elles le demandent, l’entreprise fournit des informations que selon certains cas et conformément aux termes d’utilisation : « Si vous n’activez pas les paramètres de confidentialité de votre compte facebook, les informations qu’on y trouve sont donc publiques. C’est une manière commune pour nous de rechercher des informations. Nous n’avons ainsi même pas besoin de craquer les identifiants et mot de passe de l’individu car on peut le traquer via son adresse IP. C’est seulement dans les affaires urgentes que nous avons ce genre de requêtes. Ainsi, ce dont les gens s’inquiètent, ce sont de voir divulguées des informations personnelles qui sont en fait déjà publiques. Nous ne passons même pas par les compagnies de télécommunication pour obtenir ces informations. »

Selon l’association de promotion des droits de l’Homme à Taiwan, les compagnies locales de télécommunication coopèrent avec la police dans 100% des cas alors que les compagnies étrangères ne coopèrent que dans 65% des cas car elles n’ont pas forcément à se soumettre aux régulations et lois locales.