Un souvenir à propos des deux Corées …

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Un souvenir à propos des deux Corées ... (photo : CNA)

A l’occasion de la rencontre historique des dirigeants des deux Corées, Moon Jae-in et Kim Jong-un, nous vous invitons à redécouvrir ce passé de la guerre de Corée qui a impliqué Taiwan et la Chine Populaire :

 

En 1948, trois ans après le départ des occupants japonais, la péninsule coréenne a été divisée en deux Etats, la Corée du nord et la Corée du sud. Ces deux pays sont entrés en guerre en 1950. Plusieurs pays y ont envoyé des troupes militaires pour soutenir leur allié respectif. La Chine communiste qui venait d’être fondée un an auparavant a soutenu le camp nord alors que Taiwan s’est mis aux côtés de la Corée du Sud.

En 1953, la guerre de Corée s’est terminée. De très nombreux prisonniers de guerre devaient être rapatriés. Les soldats chinois pouvaient choisir d’être rapatriés vers la Chine ou d’être installés à Taiwan.

Or, durant la période de réflexion, une série de violences s’est produite dans les camps de concentration opposant les communistes aux anti-communistes. Les leaders de ces derniers, soutenus par le gouvernement taiwanais de Tchang Kaï-chek, auraient menacé les indécis de mort afin qu’ils renoncent à leur retour vers la Chine. En incitant davantage de prisonniers chinois à choisir Taiwan, le gouvernement taiwanais voulait prouver au monde que le régime communiste sur le continent était détesté par la population chinoise. Afin que les prisonniers convaincus ne reviennent pas sur leur décision en faveur de la Chine libre à Taiwan, les anti-communistes les ont fait subir le tatouage de slogans anti-communistes.

Ces tatouages sont devenus des preuves de ce passé douloureux mais suite à la disparition de la plupart des anciens prisonniers de guerre, aujourd’hui, ils sont de plus en plus rares. Parmi les 14 715 personnes réimplantées à Taiwan seulement 84 hommes répondent encore à l’appel.

Voici Chang Wen-yeh (張文業), 87 ans, un témoin du conflit violent dans les camp de concentration en Corée :

Chang Wen-yeh et ses tatouages toujours très lisibles (photo : CNA)
Au bras droit, il s’agit d’un pigeon, symbole de la liberté (photo : CNA)
Au bras gauche figurent quatre caractères chinois représentant : « exterminons les bandits communistes » (photo : CNA)