Le ginseng du pauvre ou « codonopsis pilosula »

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Le Codonopsis pilosula est une plante très est utilisée dans la médecine traditionnelle chinoise. Originaire du centre de la Chine autrefois, ses plants poussent dorénavant dans toutes les régions du nord-est au nord-ouest du continent. A Taiwan, c’est le littoral Est et plus particulièrement le comté de Hualien qui excelle dans cette plantation, avec un contrôle qualité de renommée mondiale.

Dans les temps anciens, le codonopsis pilosula de la meilleure qualité venait de la région Shangdang (上黨) dans la province de Shanxi, d’où l’appellation commune de « ginseng de Dang » qui a été donnée à cette herbe médicinale également appelée « ginseng du pauvre ». Malgré son nom semblable au ginseng, le codonopsis pilosula, n’est pas du tout de la même famille que le ginseng. Celui-ci est de la famille des Araliacées, tandis que le codonopsis pilosula fait partie de la famille des Campanulacées. C’est une herbe d’un mètre 50 de haut possédant une odeur désagréable. Sa fleur de la forme d’une cloche est jaune-verte avec des points violets. Le codonopsis pilosula aime un climat doux et frais. La plantation se fait au printemps et en automne. Ses jeunes pousses préfèrent l’obscurité alors que la plante adulte a besoin du soleil.

La partie médicinale du codonopsis est sa racine. Normalement nous creusons sa racine durant le mois de septembre au bout de 2-3 ans après la plantation. Il faut laver les racines et les faire d’abord sécher à moitié. Ensuite, nous frottons les racines 3-4 fois pour que la peau et le xylème se collent bien ensemble. Et à la fin, nous les faisons sécher entièrement pour pouvoir les conserver en tant que médicament.

 

D’après les anciens traités médicinaux, le codonopsis pilosula agit sur les poumons et la rate. Son efficacité principale est la fortification du souffle, la procuration du liquide et l’augmentation du sang. Puisque le corps humain est composé par le souffle, le liquide et le sang selon l’idée de la médecine chinoise, le codonopsis est donc un médicament ayant un effet positif global sur la santé de l’homme. Le codonopsis pilosula est surtout utilisé pour soigner la fatigue, le manque de force ou de souffle, la perte d’appétit, les selles molles ou sanglantes, la chlorose, l’anémie, la toux et l’halètement, la palpitation, le vertige, la soif, la chaleur intérieure, le saignement utérin etc.

Selon l’analyse moderne, la racine du codonopsis pilosula contient des saponines, des hydrates de carbone, des alcalins biologiques, des vitamines B1 et B2, des acides aminés et plusieurs éléments inorganiques essentiels au corps humain. Les expérimentations scientifiques prouvent qu’il peut augmenter des globules rouges et l’hème, élargir les vasculaires périphériques et ainsi baisser la pression artérielle. Il peut aussi inhiber l’effet hypertensif de l’épinéphrine, améliorer le système immunitaire, être un stimulus pour le système nerveux. Le codonopsis pilosula arrive à ajuster la digestion, à lutter contre l’ulcère, à inhiber la sécrétion d’acide gastrique et à réduire l’activité de la pepsine. Il peut également augmenter le nombre de globules blancs après une chimiothérapie ou une exposition aux radiations.

Le nom chinois du codonopsis pilosula – Dang Shen – le rapproche du ginseng. Les deux médicaments améliorent le souffle et l’esprit de l’homme. Mais l’efficacité du ginseng et plus fort. Par conséquent, il est préférable d’utiliser le ginseng en cas des symptômes aigus. Or, cela ne veut pas du tout dire que la place du codonopsis pilosula est inférieure. En effet, sa qualité est fortifiante sans être trop réchauffante. Il est donc convenable à un traitement à long terme pour les maladies chroniques. D’ailleurs, son effet de favoriser en même temps le souffle et le sang et son prix plus abordable fait qu’il est utilisé beaucoup plus fréquemment par les médecins chinois ou les diététistes, même au point de remplacer le ginseng dans les traitements.