La Commission centrale électorale porte plainte suite à des signatures falsifiées

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Chen Chao-chien (陳朝建), vice président de la Commission centrale électorale (Image CNA)

La Commission centrale électorale porte plainte après avoir découvert qu’une partie des signatures recueillies pour soulever la question référendaire sur la pollution de l’air ont été falsifiées. Le ministre de la justice Tsai Ching-hsiang (蔡清祥) s’est exprimé hier au siège du Yuan législatif et a annoncé qu’une enquête allait être ouverte : « Nous attendons que la Commission transmette les preuves au parquet afin d’établir les faits ».

La question référendaire a été proposée suite à l’initiative d’une députée du KTM, Lu Shiow-yen (盧秀燕). Cette députée est actuellement candidate à la mairie de Taichung, où est située la plus grande centrale thermique à charbon. La question référendaire est la suivante : « Approuvez-vous que la production d’électricité des centrales thermiques soit abaissée d’au moins un pourcent en moyenne chaque année ? »

Sur un total de 497 193 signatures recueillies, 182 848 signatures ont été invalidées par la Commission, dont 77 194 qui auraient été falsifiées et 11 849 autres qui porteraient des noms de personnes décédées. Toutefois la Commission a précisé que malgré les irrégularités, 314 345 signatures ont été déclarées valides. Ce nombre dépasse les 281 745 signatures nécessaires et demeure donc suffisant pour valider l’organisation du référendum qui aura ainsi lieu en même temps que les élections de fin d’année.

Selon la loi sur les référendums, les citoyens âgés de 18 ans et plus peuvent se prononcer sur les questions référendaires, tandis que l’âge légal du vote pour les élections normales reste 20 ans. La Commission centrale électorale estime que 600 000 personnes âgées entre 18 et 20 ans auront le droit de s’exprimer pour la première fois.