Décryptage : La pollution de l’air embarrasse les politiques

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L'incinérateur de Muzha dans le sud de Taipei (image wikipedia)

Parmi les referendums qui seront proposés le 24 novembre prochain, une question référendaire sur la pollution de l’air sera formulée de la manière suivante : « êtes-vous opposé à l’électricité au charbon ? » Cette question illustre bien la difficulté à laquelle Taiwan est confronté : en effet Tsai Ing-wen s’était engagée à une sortie du nucléaire pour 2025, un engagement qui est devenu une des promesses emblématiques de la campagne et dont la réalisation déterminera en partie le bilan de la présidente.

Mais une sortie du nucléaire suppose le remplacement par d’autres sources d’énergie. Or parmi les différentes options possibles, la dépendance au charbon est de plus en plus décriée à Taiwan puisqu’elle participe à la pollution de l’air, déjà très importante dans le pays. Taiwan et ses voisins de la région comme la Corée du Sud sont donc confrontés à ce même dilemme. Le gouvernement taiwanais hésite, dans ses projets de loi, et le KMT s’en donne à cœur joie de pointer les contradictions du gouvernent DPP. Alors, qu’est-ce qui a été fait, que reste-t-il à faire, et enfin les efforts sont-ils à la hauteur des besoins et des promesses ?