Le droit de visite de Lee Ming-che mis en doute par son épouse

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La femme de l’activiste Lee Ming-che lance un appel à l’Union Européenne (Image d'archives CNA)

Le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies a conduit son examen périodique sur la situation des droits de l’Homme en Chine au début du mois de novembre. Les rapports proposés par les ONG taiwanaises sur les arrestations ou les disparitions forcées des défenseurs des droits de l’Homme chinois ou étrangers en Chine ont été officiellement pris en considération par l’ONU dans cet examen et le dossier de Lee Ming che, arrêté et incarcéré en Chine a largement favorisé cette prise en considération. Son épouse Lee Ching-yu qui s’est mobilisée à l’échelle internationale que ce soit auprès de l’ONU, de l’Europe ou des Etats-Unis, a poussé l’ONU à étudier les cas de disparition forcée en Chine.

Néanmoins, depuis le mois dernier, le sujet de Lee Ming che est de nouveau dans l’actualité taiwanaise. En l’espace de deux semaines, Lee Ming che a changé deux fois de prison pour des raisons non communiquées et Lee Ching-yu n’a pas obtenu l’autorisation de la Chine pour pouvoir lui rendre visite en novembre. Tous ces événements poussent Lee Ching-yu à s’inquiéter de l’état de santé de son époux derrière les barreaux depuis mars 2017.