Le gouvernement prend ses distances concernant le référendum sur le changement de nom

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L'ancienne athlète taiwanaise Chi Cheng (au centre) est l'initiatrice du referendum sur le changement de nom de Taiwan aux JO (Image CNA)

Après un rappel supplémentaire, hier, de la porte-parole du gouvernement Kolas Yotaka, le ministère des Affaires étrangères a déclaré aujourd’hui qu’il respectait non seulement l’organisation de la Commission centrale électorale ainsi que les résultats du référendum, mais qu’en tant qu’organe en lien avec les affaires extérieures, le ministère s’assurerait de protéger les droits des athlètes taiwanais à participer aux évènements sportifs internationaux.

A trois jours seulement des élections générales et des 10 référendums qui seront proposés aux citoyens taiwanais le samedi 24 novembre, des discussions enflammées ont lieu pour défendre le référendum qui propose un changement de nom de Taiwan aux évènements sportifs internationaux, auxquels Taiwan participe actuellement sous le nom de « Taipei chinois » (ou « Chinese Taipei »), une aberration pour les partisans du « oui » selon lesquels aucun pays du nom de « Taipei chinois » ne figure sur la carte du monde. Mais les détracteurs de cette question référendaire et notamment le Comité olympique de Taipei chinois, le Comité olympique national craignent qu’un « oui » majoritaire n’entraîne une interdiction de participer aux compétitions internationales pour les athlètes taiwanais.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Andrew Lee (李憲章) a déclaré que le droits de soulever des questions référendaires était une partie importante de la démocratie directe et un droits des citoyens, et que le gouvernement n’avait pas de position préétablie sur la question du changement de nom :

« En tant qu’organe concerné par les affaires internationales, le ministère des Affaires étrangères fera, de même que le ministère de l’éducation et le Comité olympique de Taipei chinois, de son possible pour aider et protéger les droits de nos athlètes à participer à des évènements sportifs internationaux, mais aussi à veiller à l’égalité des pays dans les compétitions ».