La reconnaissance faciale est démodée, c’est désormais la « reconnaissance des moustiques »

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Un chercheur avec des moustiques Aedes aegypti. (Image AFP PHOTO / NELSON ALMEIDA )

Que peut-on faire en 0,07 seconde ? Et bien, il est désormais possible de reconnaître des moustiques vecteurs de maladies et des moustiques ordinaires dans ce laps de temps. L’institut national de recherche sur la santé vient de rendre public son dernier développement en la matière. Il s’agit d’un appareil capteur de moustiques conçu grâce aux technologies relatives à l’intelligence artificielle et à l’imagerie opto-électronique. L’appareil est capable d’identifier un moustique selon son envol et sa manière de se poser. En 0,07 seconde, l’appareil réalise 10 800 photos de chaque moustique pour le classer ensuite dans la zone des moustiques ordinaires ou dans celle des moustiques vecteurs de maladies. La classification est fiable dans 90% des cas. Des moustiques captés vivant représentent deux intérêts pour les scientifiques. Tout d’abord, en combinant les données avec les informations géographiques, il est possible de prédéfinir des zones à risque de fièvre Dengue, par exemple en vue de déclencher en amont des mesures de prévention. Deuxièmement, les scientfiques peuvent également étudier le sang dans un moustique en vue de déterminer les espèces qu’il a piquées et voir s’il est porteur d’un virus.