Décryptage : la commission chargée de contrôler les fausses informations sous le feu des critiques

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La présidente de la Commission nationale des communications (Image : RTI)

La semaine dernière, la Commission nationale des communications, abrégée NCC en anglais, s’est trouvée sous le feu des projecteurs après que le quotidien taiwanais Liberty Times a rapporté que deux géants de l’internet chinois, Tencent et Youku, prévoient de proposer des services de vidéo en streaming à Taiwan à partir de mai.

Des députés ont également montré du doigt l’inefficacité de la commission dans la lutte contre les fausses informations, et en particulier ces six derniers mois, notamment pendant la campagne électorale. Ils ont appelé de revoir le fonctionnement de la commission et ont demandé la mise en place d’un mécanisme de contrôle en aval qu’ils considèrent comme outil nécessaire de la lutte contre les fausses informations. La présidente et le premier ministre ont également critiqué la commission, si bien que sa présidente s’est rendue aujourd’hui devant la commission parlementaire des transports pour répondre aux questions des députés.

On revient dans ce décryptage sur les accusations qui visent la commission depuis la semaine dernière, et sur les enjeux liés au renforcement éventuel du contrôle : entre protection de la sécurité nationale et liberté d’expression, un équilibre difficile à trouver pour Taiwan.