Les groupes civils demandent un meilleur traitement médical pour les travailleurs migrants

  • 07-11-2020
  • La Rédaction
Les groupes civils demandent un meilleur traitement médical pour les travailleurs migrants
Les manifestants devant le centre de contrôle des maladies (photo CNA)

Le MENT, une alliance de défense de droits des travailleurs migrants constituée d’une dizaine de groupes civils agissant pour la même cause a protesté cette semaine devant le ministère de la Santé. L’alliance exige que le gouvernement révise les lois afin de protéger les droits médicaux des travailleurs migrants. Cette protestation est née en réaction au cas d'une Philippine qui travaille depuis 6 ans à Taiwan et qui a été diagnostiquée de la tuberculose en août dernier. Après deux semaines de soins, la patiente avait été déclarée non contagieuse et pouvait être entièrement rétablie si elle prenait ses médicaments. Malheureusement, étant donné que son employeur a refusé qu’elle continue son traitement, la travailleuse a ainsi été obligée de retourner aux Philippines.

Le MENT a cité un rapport du centre de contrôle des maladies de 2018 selon lequel 380 travailleurs migrants sont touchés par la tuberculose pendant leur séjour de travail à Taiwan. Selon le MENT, ces travailleurs qui cotisent pourtant une assurance santé ne peuvent pas recevoir de traitement complet sans l’autorisation de leur employeur. Le MENT accuse le gouvernement de bafouer les droits humains médicaux de ces travailleurs.  

Selon l’alliance, l’article 9 des réglementations sur la santé disposent que les travailleurs migrants doivent avoir le consentement de leur employeur pour recevoir des soins contre la tuberculose. Si l’employeur refuse, les travailleurs migrants non soignés se verront abroger leur autorisation de travail conformément à la loi sur le travail.

Le centre de contrôle des maladies a répondu à la demande des manifestants dans un communiqué en précisant qu’étant donné que le processus de traitement de la tuberculose nécessite d’une durée de six mois, la coopération de l’employeur est ainsi nécessaire afin de fournir un environnement approprié pour les soins.

A la suite de cette protestation, le centre de contrôle des maladies s'est dit prêt à écouter tous les acteurs concernés afin d’élaborer des politiques adéquates après l'organisation de consultations des ministères concernés, des spécialistes et des groupes œuvrant pour les droits des travailleurs.

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