L’Université nationale de Taiwan développe un système de prévision de la BPCO

  • 08-11-2020
  • La Rédaction
L'équipe des chercheurs de l'université nationale de Taiwan (Photo: Ministère des Sciences)

La BPCO, bronchopneumopathie chronique obstructive, est un groupe de maladies chroniques systémiques d'origine respiratoire qui touchent de nombreux Taiwanais. Cette maladie représente la 7e cause de décès à Taiwan. L’Organisation mondiale de la Santé a estimé le nombre de morts dus à la BPCO à 2,7 millions dans le monde en 2020 et prédit que cette maladie sera la 3e cause de mortalité par maladie dans le monde en 2020.

Etant donné que les symptômes de cette maladie en phase précoce ne sont pas très visibles, de nombreux patients ne sont diagnostiqués qu'à un stade avancé de la maladie. Afin de mieux aider des patients, les chercheurs de l’Université nationale de Taiwan viennent de rendre public le système AECOPD, soit un système de prévision de la BPCO. Ce système qui utilise des techniques recourant à l’intelligence artificielle, aux Big Data et à l'informatique dématérialisée a collecté les données de 140 patients atteints de la BPCO pour prédire la possibilité d’une exacerbation aiguë de la maladie dans les sept jours à venir. Il s’avère que le taux d’exactitude du système est de 93,5%.

 

Selon l’équipe des chercheurs de l’Université nationale de Taiwan, le modèle de système comprend 3 types de données : le style de vie, le milieu de vie et les informations cliniques. Le système recense par ailleurs les données comme le nombre de pas d’un patient, la fréquence cardiaque ou la qualité du sommeil à travers des appareils portables et des capteurs installés à domicile. Ces capteurs peuvent engrenger des informations concernant la température, l’humidité ou encore les particules fines PM2,5.

Lorsque le système prédit une fréquence de crises d’un patient supérieure à 0,6 ou lorsque les battements cardiaques dépassent une moyenne de 100, le système change le voyant de risque en passant du vert au rouge, avertissant ainsi rappelant les médecins et le patient concernant de l’augmentation du risque.

Selon un médecin de l’hôpital de l’université nationale de Taiwan, si le patient est averti de l’augmentation du risque d’une exacerbation aiguë de la maladie dans les sept jours à venir, il pourra ajuster son rythme de vie, marcher plus, surveiller la qualité de l’air ou encore prendre les médicaments nécessaires afin d’éviter de développer la maladie.

Vos commentaires

Derniers articles de cette catégorieplus