L’accord de libre-échange de l’ASEAN influencera peu Taiwan selon la ministre de l’Economie

  • 16-11-2020
  • La Rédaction
Signature de l'accord RCEP par le Vietnam lors de la réunion de l'ASEAN (photo CNA)

Ce dimanche lors de la réunion virtuelle de l’ASEAN, le partenariat économique régional global (RCEP) est devenu officiel. Cet accord unit 15 différents pays pour créer une zone de libre-échange autour de 10 pays de l’Asie du sud-est (Birmanie, Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam) avec 5 puissances régionales qui sont l’Australie, la Corée du Sud, le Japon, la Chine et la Nouvelle-Zélande. Taiwan est bien-sûr un grand perdant de cet accord ne pouvant naturellement pas bénéficier de ses avantages.

Après avoir étudié en détails les conditions de l’accord, la commission économique du Yuan législatif a indiqué, que l’accord signé ne donnait pas tant d’avantages supplémentaires par rapport aux accords individuels entre chaque pays existant. La ministre de l’Economie, Wang Mei-hua (王美華), a expliqué ce lundi que seuls certains secteurs précis seraient plus touchés ou du moins exposés à une concurrence plus importante avec la signature de cet accord :« Dans le secteur des machines par exemple, avec les centres d’usinage vertical (VMC), c’est le deuxième type de produit que nous exportons en Chine. La Chine a exclu le Japon de sa réduction d’impôts, du moins n’a pas accordé de réductions supplémentaires. Cela veut dire que pour ce secteur qui nous semble sensible, pour Taiwan, il est également sensible pour la Chine et c’est pour cette raison que la Chine n’a pas baissé les taxes. En ce qui concerne la fibre de nylon 6, qui est une matière première, la Chine n’a pas non plus levé ses taxes. »

Selon la ministre de l’Economie, l’influence du RCEP sur l’économie taiwanaise n’est pas trop importante à court terme, cependant il y a plusieurs secteurs précis auxquels il faudrait prêter attention. Elle a cependant déjà annoncé que les secteurs concernés ne seront pas aidés financièrement directement mais à travers de l’investissement dans la recherche et développement. C’est notamment le cas des secteurs traditionnels comme l’acier, le plastique, le textile ou les machines.

Concernant la considération de Taiwan d’intégrer le RCEP dans le futur, la ministre a déclaré que si Taiwan ne parvient pas à l’intégrer elle utilisera d’autres moyens comme le renfort des coopérations économiques avec les Etats-Unis qui représentent 80 à 90% de la clientèle des secteurs clés taiwanais.

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