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L’obtention de la citoyenneté nicaraguayenne par l’ancien ambassadeur taïwanais sur place après la rupture diplomatique suscite le débat

  • 04-01-2022
  • La Rédaction
L’obtention de la citoyenneté nicaraguayenne par l’ancien ambassadeur taïwanais sur place après la rupture diplomatique suscite le débat
L’ancien ambassadeur taïwanais au Nicaragua Jaime Wu Chin-mu (吳進木) a obtenu la nationalité nicaraguayenne après la rupture diplomatique entre les deux pays le 9 décembre dernier, causant un débat national à Taïwan (Image : Commission des affaires d'Outre-mer)

L’ancien ambassadeur taïwanais au Nicaragua Jaime Wu Chin-mu (吳進木) a obtenu la nationalité nicaraguayenne après la rupture diplomatique entre les deux pays le 9 décembre dernier, causant un débat national à Taïwan. La question est, principalement, de savoir si Wu Chin-mu a ainsi enfreint la loi sur les secrets d’Etat (國家機密保護法).

La porte-parole de la diplomatie taïwanaise Joanne Ou (歐江安) a déclaré aujourd’hui lors d’une conférence de presse en ligne que la diplomatie n’avait pas été mise au courant avant l’annonce de l’attribution de la nationalité par le Nicaragua, et que l’ancien ambassadeur n’avait pas non plus informé le ministère taiwanais de son changement de statut.

Joanne Ou a précisé que l’ancien ambassadeur avait demandé l’autorisation de démissionner à plusieurs reprises en 2020, demande qui avait été refusée jusqu'à ce que Wu Chin-mu soit autorisé à prendre sa retraite le 28 septembre 2021.

Le jour où Wu Chin-mu a quitté son poste d'ambassadeur, le 17 novembre 2021, la ville de Managua, capitale du Nicaragua, a accordé à lui et son épouse le titre de résidents d’honneur de la ville. Une procédure légale selon la diplomatie, puisque l’ambassadeur était alors toujours en poste.

Toutefois, la diplomatie dit avoir contacté Wu Chin-mu de façon privée, l'exhortant de s’expliquer de lui-même en public pour clarifier sa situation.

Par ailleurs, Joanne Ou a déclaré que l’ancien ambassadeur restait soumis à la loi sur les secrets d’Etat et que le ministère des Affaires étrangères s'entretenait avec les différents ministères compétents pour décider de s’il est nécessaire d’amender la loi.

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