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Les extraits aqueux de chèvrefeuille pourraient inhiber le Sars-CoV-2

  • 14-05-2022
  • La Rédaction
Les extraits aqueux de chèvrefeuille pourraient inhiber le Sars-CoV-2
Chèvrefeuille de médecine chinoise (Photo : Université de médecine de Kaohsiung)

Une équipe de chercheurs dirigée par Lee Ying-ray (李英瑞), professeur adjoint en microbiologie et immunologie de l’Université de médecine de Kaohsiung vient de publier une recherche sur les effets de chèvrefeuille de médecine chinoise traditionnelle sur le virus Sars-CoV-2.

Le chèvrefeuille (Lonicera japonica Thunb) est une herbe médicinale traditionnelle dotée d’une activité anti-pathogène. Selon l’équipe de chercheurs, les microARN (miARN) sont de petites molécules d'ARN non codantes qui sont exprimées de manière ubiquitaire dans les cellules. Les microARN endogènes peuvent fonctionner comme une réponse innée pour bloquer l'invasion d'agents pathogènes. L’ingestion de chèvrefeuille permet d’induire des microARN en nombre conséquent chez les souris et les humains.
L’équipe a observé que l'ingestion de chèvrefeuille régule positivement le microARN inné (miARN) let-7a capable d’atténuer la réplication du virus de la dengue-2 (DENV-2) et la pathogenèse associée à la fois in vitro et in vivo. En se basant sur ces recherches précédentes, les chercheurs avaient prédit que les miARN régulés à la hausse du chèvrefeuille, y compris let-7a, pourraient cibler EV71 et le SRAS-CoV-2.
Boire de l'extrait de chèvrefeuille permet d’inhiber la réplication du virus de la dengue et de l'entérovirus, la charge virale et les symptômes de la maladie des souris infectées sont soulagés et la durée de survie est également prolongée.

Les chercheurs estiment que des personnes présentant des symptômes légers ou inexistants au stade initial de l'infection peuvent profiter de l'utilisation du chèvrefeuille.

Les résultats de la recherche sont publiés dans la revue Viruses.

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